Notre histoire

“Il y a bien, en cette famille, une qualité de la main.”

Robert Phelippeau

La saga Phelippeau

Depuis six générations, des couturiers déroulent le fil de la lignée Phelippeau. Une véritable saga familiale dont les savoir-faire remontent au Moyen Age.

L’entreprise Phelippeau – Tapissier a été créée en 1953 par un apprenti de 23 ans doté d’un simple CAP. L’aventure de Maison Phelippeau est avant tout une histoire de transmission : de techniques séculaires, de savoirs et de savoir faire issus du bocage vendéen et repris de mère en fille et de pères en fils depuis la fin du XIXe siècle. Le fil rouge ? Une exigence méticuleuse et une passion pour les tissus et la décoration.

1855 – 1936

Yves Joint

Tisserand sur métier à bras, Yves, premier de la lignée, parcourt le bocage vendéen en cette fin du XIXe siècle pour livrer une toile de lin épaisse de 110 cm de large qu’il assemble en deux lés pour en faire des sacs de farine… ou des draps de lit. Sa femme, Victoire (1859 – 1926), prépare le métier à tisser et l’aide à venir à bout de ce travail exigeant qui nécessite à la fois l’action des mains et des pieds.

1884 – 1961

Eugénie Jarny

Particulièrement habile et très douée pour le dessin, Eugénie est formée dès l’âge de 7 ans comme tailleuse-courtepointière, un métier dont les origines remontent au Moyen Age, d’abord par son père puis auprès d’un maître. Artisane itinérante, elle transporte son métier de fermes en fermes.

Elle réalise aussi bien des dessus-de-lit que des couvertures rembourrées, piquées ou brodées main qui nécessitent parfois plus de 100 heures de travail. Elle confectionne également des couettes de plume, des oreillers et des traversins, des baldaquins doublés surmontés d’un ciel de lit qui sont de véritables chefs-d’œuvre : déjà un travail de tapissier.

1908 – 1965

Yvonne Jarny-Phelippeau

Initiée par sa mère Eugénie dès ses 12 ans, Yvonne devient tailleuse-courtepointière puis couturière costumière pour hommes et femmes à la Roche-sur-Yon. En 1937, âgée de 29 ans, elle décide de tenter sa chance à Paris.

Alors que son mari, Alfred Phelippeau, est tailleur de pierre et sculpteur sur granit, leur fils Roger dira plus tard : « Il y a bien, en cette famille, une qualité de la main ».

Né en 1930

Roger Phelippeau

Sensibilisé à la couture par sa grand-mère Eugénie qui l’élève, puis formé par sa mère Yvonne, Roger commence à travailler l’aiguille sur de petits ouvrages dès l’âge de 10 ans, obtient son CAP de tapissier garnisseur en 1949 et fonde en 1953 la Maison Phelippeau Tapissier qu’il dirigera jusqu’en 1989.

Dans les années quatre-vingt, Roger est sollicité par le ministère du Travail pour organiser le concours des Meilleurs Ouvriers de France en tapisserie.

Il continue de partager son expérience avec son fils Jean-Paul puis son petit-fils Alexandre et reste à ce jour expert judiciaire honoraire.

1957 – 2015

Jean-Paul Phelippeau

Diplômé du CAP de tapissier à l’École Boulle en 1975, Jean-Paul intègre l’entreprise familiale qu’il dirige de 1989 à 2015. Animé d’une forte ambition pour son métier, il développe une large clientèle de prescripteurs, designers internationaux, décorateurs et architectes en France et dans le monde, et propulse la maison sur des projets d’envergure. Maison Phelippeau connaît dès lors une très forte croissance.

Très investi dans la profession, il est élu président de l’organisation professionnelle des tapissiers décorateurs (UNAMA) et président de la Commission de Labélisation EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant). Il est également délégué national aux Métiers d’Art et expert judiciaire près la Cour d’Appel de Paris.

Né en 1981

Alexandre Phelippeau

Diplômé de l’ESTP, Alexandre Phelippeau débute comme ingénieur au sein du groupe de construction Vinci avant de se lancer dans la restauration de monuments historiques où il retrouve… son père Jean-Paul ! C’est ainsi qu’il croise la ligne de vie familiale et se découvre – qui l’eût cru ? – une passion pour la tapisserie. En 2011, il devient tapissier garnisseur, rejoint l’entreprise familiale en 2012 avant de prendre la succession de son père en 2015.

Alliant l’humilité qui réside au cœur même de l’artisanat d’excellence et la fierté de la belle ouvrage, Alexandre Phelippeau adapte la technicité du XIXe siècle aux possibilités les plus avancées du XXIe siècle. Il mêle nouvelles matières et technologies innovantes et tisse ainsi les nouvelles lettres de noblesse de la Maison Phelippeau.

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